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Ils sont venus à Mont de Marsan !

Personnages historiques ayant marqué leur époque
De nombreux personnages historiques plus ou moins contemporains sont passés ou ont séjourné à Mont de Marsan au cours de leur vie.
Découvrez en quelques-uns. Vous pourriez être surpris !
Philippe III Le Hardi

1245 > 1285 – Roi de France de 1270 à 1285

A Mont de Marsan en 1280

Charles VII le Bien Servi

1403 > 1461 – Roi de France de 1422 à 1461

A Mont de Marsan le 22 juin 1442

La Hire ou Etienne de Vignolles

1390 > 1443 – Capitaine de Charles VII

A Mont de Marsan le 22 juin 1442

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    Fils de Saint Louis (Louis IX) et de Marguerite de Provence, et père de Philippe IV le Bel, son surnom reflète sa carrure robuste ainsi que sa passion pour la chasse et les tournois. Il a considérablement étendu le royaume.

    En 1280, Philippe III se rend à Mont-de-Marsan pour conclure une trêve avec le roi de Castille. Il avait invité le roi d’Angleterre, qui déclina l’invitation, préférant garder les mains libres pour chasser les Anglais.

  • En savoir +

    Charles VII, fils de Charles VI et d’Isabeau de Bavière, est indissociable de l’épopée de Jeanne d’Arc. Durant un règne de près de quarante ans, presque aussi long que celui de son père (1380–1422), il parvient à renverser une situation compromise et à remporter la guerre de Cent Ans.

    En juin 1442, Charles VII et La Hire, chacun à la tête d’un corps d’armée, unissent leurs forces le 22 juin à Mont-de-Marsan pour libérer la Gascogne des Anglais.

  • En savoir +

    Étienne de Vignoles (né vers 1390 à Préchacq-les-Bains et mort le 11 janvier 1443 à Montauban), dit La Hire, est un homme de guerre français, qui était compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, il a été fait bailli du Vermandois, capitaine général de Normandie, comte de Longueville et d’Évreux. Il aurait peut-être été le seul à avoir tenté de délivrer la Pucelle emprisonnée.

    En 1442, le roi lui donne un corps d’armée pour nettoyer la Gascogne. Leurs deux corps d’armée ont pour objectif Mont de Marsan où le roi Charles VII et la Hire se rejoignent le 22 juin 1442.

    La Hire repassera à Mont de Marsan au mois d’août. Dans un jeu de cartes la Hire est le valet de coeur.

François 1er

1494 > 1547 – Roi de France de 1515 à 1547

A Mont de Marsan du 29 mars au 5 avril 1526, puis en juillet 1530

Duc Anne de Montmorency

1493> 1567 – Maréchal de France et connétable

A Mont de Marsan du 29 mars au 5 avril 1526

Charles Quint

1500 > 1558 – Empereur germanique, roi d’Espagne et de Sicile

A Mont de Marsan en juillet 1530

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    Le 29 mars 1526, revenant d’Espagne, passe une semaine à Mont de Marsan, semaine d’une intense activité diplomatique. Le conseil siège avec le Chancelier Duprat, le Duc de Vendôme, le Maréchal de Montmorency.

    Le 2 avril, lundi de Pâques, il reçoit Andréa Passo, ambassadeur de Venise et Don Capino, envoyé du pape.

    Le 3 avril, il reçoit Louis de Praet, ambassadeur d’Espagne. Le 4 l’envoyé d’Henri VIII, roi d’Angleterre, vient le rejoindre.

    « Lorsque j’aurai reçu les conseils de mon cher frère Henri VIII et ceux de Monsieur le Légat, je retirerai mon masque ».

    En juillet 1530, il revient rencontrer Charles Quint qui lui ramenait ses deux enfants laissés en otage à Madrid, dont le futur Henri II. Pendant longtemps, certains ont prétendu que le mariage avait eu lieu à Mont de Marsan. En réalité, le mariage eut bien lieu au Frêche à côté de Villeneuve de Marsan.

  • En savoir +

    Anne de Montmorency, né à Chantilly le 15 mars 1493 et mort à Paris le 12 novembre 1567, est connétable, duc et pair de France, maréchal puis grand maître de France ; il a servi cinq rois. Cet homme extrêmement puissant, qui symbolise la Renaissance française, est un ami intime des rois François Ier et Henri II.

    Il est à Mont de Marsan pour accompagner François 1er, siéger au Conseil et suivre les négociations.

  • En savoir +

    ll vient à Mont de Marsan en juillet 1530 d’une part, ramène à leur père les 2 enfants de François 1er dont le futur Henri II, et d’autre part, accompagne sa soeur Eléonore du Portugal pour qu’elle épouse François 1er.

    Le mariage a lieu au Frêche, près de Villeneuve de Marsan.

Duc d’Orléans futur Henri II

1519 > 1559 – Roi de France de 1547 à 1559

A Mont de Marsan en juillet 1530

Marguerite Valois ou d’Angoulême

1492 > 1549 – Reine de Navarre de 1527 à 1549

A Mont de Marsan en 1527, 1542 et de 1546 à 1549

Pierre de Ronsard

1524 > 1585 – Poête français

A Mont de Marsan en 1549

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    Otage de Charles Quint, il reste prisonnier en Espagne de 1526 à 1530. Il arrive avec l’Empereur Charles Quint et son frère en Juillet 1530 à Mont de Marsan retrouver leur père François 1er. Il est alors Dauphin de France.

    Ce séjour en Espagne marquera à jamais son caractère.

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    Lors de son 1er voyage de reine de Navarre en 1527, son séjour en automne en un pays dont elle ne comprend pas le parler, fut morose et elle en gardera un souvenir attristé. A cette époque la ville a une rude apparence : ville guerrière avec ses remparts et murs crénelés, l’été la chaleur peut y être accablante par vent de sud. L’hiver, le vent du nord souffle sur la lande et apporte un air glacial. Pourtant, de cette ville, la Reine de Navarre fera à la fin de ses jours sa résidence, son « ermitage ».

    A partir de 1542, elle vient régulièrement. Elle s’y établit définitivement en 1546 et ce jusqu’à sa mort en 1549. Femme très cultivée, elle écrit : « Je demeurerais au Mont de Marsan où je ferai si bon ménage que l’on s’en esbahira ». Elle a trouvé à Mont de Marsan, à l’abri de ses rudes murailles, un lieu de retraite et de recueillement. Elle réside soit à Lacataye soit au Château Vieux. En 1546 elle rédige l’ »Heptaméron ». en févier 1548, elle fait représenter dans une salle de Lacataye « La comédie de Montdemarsan », le jour de mardi gras, une œuvre précieuse et mystique.

    Ce qui l’attirait par dessus tout était la proximité du Couvent des Clarisses, proche du château où elle trouve calme et sérénité. En 1549 Ronsard vient la voir. On retiendra les vers dédiés à la Midouze

    « Oncque eux, la voie de la rivière, qui s’élevait par si douce manière que j’ouis bien son amoureuse voix ». Une place porte son nom.

  • En savoir +

    Pierre de Ronsard est une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance. Auteur d’une œuvre vaste qui, en plus de trente ans, s’est portée aussi bien sur la poésie engagée et officielle dans le contexte des guerres de Religion avec Les Hymnes et les Discours (1555-1564), que sur l’épopée avec La Franciade (1572) ou la poésie lyrique avec les recueils Les Odes (1550-1552) et des Amours (Les Amours de Cassandre, 1552 ; Continuation des amours, 1555 ; Sonnets pour Hélène, 1578).

    Ami de Marguerite de Navarre, il vient lui rendre visite à Mont de Marsan en 1549

Henri 1er d’Albret

1503 > 1555 – Roi de Navarre et mari de Marguerite de Navarre

A Mont de Marsan en 1553

Jeanne d’Albret

1503 > 1555 – Roi de Navarre et mari de Marguerite de Navarre

A Mont de Marsan en 1553

Catherine de Médicis

1519 > 1598 – Reine de France de 1547 à 1559

A Mont de Marsan du 9 au 24 mai et du 18 au 22 juillet 1565

  • En savoir +

    Fils de Jean d’Albret et Catherine de Foix, Henri d’Albret devient roi de Navarre en 1517. En 1525, après la bataille de Pavie, il est capturé avec le roi François Ier par les troupes de Charles Quint, mais parvient à s’évader. Ce succès lui permet d’épouser en 1527 Marguerite d’Angoulême, sœur de François Ier et figure influente de la cour de France.

    Le 1er septembre 1543, il se rend à Mont-de-Marsan pour retrouver sa fille Jeanne, future reine de Navarre, alors enceinte du futur Henri IV.

    La ville lui offre une barrique de vin en cadeau.

  • En savoir +

    Elle vient à Mont de Marsan le 1er septembre 1543 enceinte d’Henri IV retrouver son père Henri 1er d’Albret.

    Une rue porte son nom.

  • En savoir +

    Fille de Laurent de Médicis, femme d’Henri II, Reine de France, elle entreprend un vaste tour de France avec Charles IX, ses frères, le Chancelier Michel de l’Hôpital, les membres du Conseil du roi et les seigneurs de la cour.

    Le 9 mai 1565, les montois voient arriver, venant de Roquefort, le « train du roi » dans toute sa splendeur. La petite ville accueille le plus fantastique défilé jamais entré dans ses murs.

    Régiments de la garde française, compagnie, des gens d’armes, de chevaux légers, coches tirés par 4 chevaux, litières en parade, chariots doublés de velours, costumes de parade, registres, écritoires, bijoux, trésors, victuailles.

    Sont du voyage Don Francis ambassadeur d’Espagne, Montluc s’attache aux pas de Catherine et présent quand Charles IX réunit son conseil à Mont de Marsan.

    Le 24 mai, le train royal se remet en route vers Bayonne. Il revient le 18 juillet jusqu’au 22 avant de prendre la route vers Nérac.

Charles IX

1550 > 1574 – Roi de France de 1560 à 1574

A Mont de Marsan du 9 au 24 mai et du 18 au 22 juillet 1565

Henri III – Duc d’Anjou

1551 > 1589 – Roi de France de 1574 à 1589

A Mont de Marsan du 9 au 24 mai et du 18 au 22 juillet 1565

Blaise de Montluc

1500 > 1577 – Maréchal de France

A Mont de Marsan du 9 au 24 mai et le 20 juillet 1569

  • En savoir +

    Il arrive à Mont de Marsan accompagné de sa mère Catherine, de ses frères, ainsi que de son petit cousin Henri de Navarre, qui deviendra plus tard le célèbre Henri IV. Pendant son séjour, il s’installe dans la ville et tient une réunion importante de son conseil le 18 mai. Cette rencontre lui permet de prendre des décisions cruciales pour la région et d’affirmer son autorité. Mont de Marsan devient ainsi un lieu clé où il exerce son pouvoir et organise la gestion de ses terres.

  • En savoir +

    Le voyage dont il est question concerne Catherine de Médicis et son frère, le roi Charles IX. Ce déplacement était important car il marquait une étape clé dans leur vie et leur règne. Catherine, connue pour son influence politique et son rôle central à la cour, accompagnait souvent le roi dans ses déplacements pour l’aider à gouverner et à prendre des décisions. Ce voyage pouvait avoir plusieurs objectifs : renforcer l’autorité royale, rencontrer des alliés, ou encore gérer des affaires politiques et diplomatiques. Par exemple, lors de ces déplacements, ils pouvaient visiter différentes régions du royaume pour s’assurer de la loyauté des seigneurs locaux ou pour calmer des tensions. Ce type de voyage était aussi l’occasion de montrer la puissance et la présence du roi auprès de ses sujets, ce qui était essentiel dans un contexte souvent marqué par des conflits religieux et politiques. Ainsi, ce voyage de Catherine de Médicis et de Charles IX reflète à la fois leur rôle politique et les enjeux de leur époque.

  • En savoir +

    Il est du voyage de Catherine de Médicis et réside à Mont de Marsan aux mêmes dates. Il assiste au conseil du roi Charles IX également. Le 20 septembre 1569, il fait la reconquête de Mont de Marsan par les catholiques alors aux mains des Huguenots. Il veut se rendre maître de la ville, solide place forte, un magasin de vivres, « un des plus grands marché du Royaume », écrit-il.

    On dit que Blaise de Montluc a connu Sagore et Magore, et Mont de Marsan. Il arrive le 8 août 1569 à Aire/Adour, ville dévastée par les Huguenots. Pour comble, la nouvelle arrive que de nombreux gentilhommes catholiques ont été massacrés à Navarrenx. Montluc décide d’en découdre et d’abattre la forteresse du Marsan.En vain le Maréchal Montmorency essaie-t-il de l’en dissuader. Montluc s’obstine. Il est entouré de tous les siens : son fils, Bellegarde, Madailla, Estang, Montastruc et Savignac.

    « Gascons contre gascons se fretteran! ». Cette exclamation est passée en proverbe.

    Le 20 septembre, l’armée se porte à Mont de Marsan. L’attaque aura lieu sur la route d’Aire. Les montois sur les remparts jettent à qui mieux mieux des pavés et des pierres sur les échelles que Montluc vient de faire dresser. C’est mal connaître ces grimpeurs. Ils franchissent les murs et roulent sur les montois de l’autre côté.

    Les défenseurs fuient dans la Grand Rue : quelques-uns plus courageux dressent une barricade. Cinq troupes de Montluc les rejoignent sur le pont du Midou. Un guichet du Château Vieux s’entrouvre : tous ensemble poursuiveurs et poursuivis s’y engouffrent et c’est une magnifique foire d’empoigne, mais le guichet s’est refermé. Le rempart qui domine la rive droite tient bon. Les canons de Savignac l’entame et font une brèche.

    L’armée catholique traverse sans perdre pied la rivière : seuls quelques imbéciles se noient à cause de leur petite taille. Sus à la brèche, mais les défenseurs la colmatent plus ou moins avec des tonneaux. Enfin les catholiques, aidés par eux de l’intérieur, finissent par rentrer. « Et voilà comment la ville fut prise ». les soldats réfugiés dans le Château Vieux veulent se rendre contre la vie sauve. Montluc le promit puis donna l’ordre de les tuer dès qu’ils se rendront. Il livra mont de Marsan à la soldatesque et fit enlever les énormes réserves de blés de Lacataye du Château Vieux et du moulin.

    Les montois ne sont pas rancuniers : une rue de la ville porte son nom.

Henri IV

1553 > 1610 – Roi de Navarre – Roi de France de 1589 à 1610

A Mont de Marsan en 1577, 1579 et du 21 novembre jusqu’au 17 janvier 1584

Agrippa d’Aubigné

1552 > 1630 – Poète et compagnon d’armes d’ Henri IV

A Mont de Marsan du 11 novembre 1583 au 17 janvier 1584

Michel de Montaigne

1533 > 1592 – Maire de Bordeaux en 1581

A Mont de Marsan du 13 au 16 décembre 1583

  • En savoir +

    Henri de Navarre a été confirmé en 1576 par Henri III, Gouverneur de Guyenne et il reste à la tête de ce gouvernement de 1576 à 1589.
    Dans la tourmente, Mont de Marsan est une des villes de Gascogne les plus convoitées et dont Navarre tient le plus à garder le contrôle.
    En mai 1577, il demande l’unité aux protestants et aux catholiques de la ville pour sa défense éventuelle.
    Le 20 janvier 1578, il fait élire 30 conseillers, 20 catholiques et 10 protestants, pour la gestion municipale.
    En 1580, Poyanne, Gouverneur de Dax prend par ruse Mont de Marsan au nom des catholiques.
    Le 25 novembre 1580, une paix est signée à Fleix qui rend Mont de Marsan à Navarre, ce à quoi il tient le plus. Mais, la ville refuse de se rendre à lui.
    Le 21 novembre 1583, il rassemble ses partisans; ils posent des échelles sur la muraille entre Douze et Midou; ils prennent la ville; un seul défenseur est tué. Henri de Navarre fait son entrée à Mont de Marsan le 22 novembre 1583. Agrippa d’Aubigné« entré dans la ville, le roi de Navarre fit faire ses logis avec aussi peu de désordre qu’il fut arrivé à Nérac sans que la garnison eut autre chose pour couvrir sa honte que l’orage effroyable qui avait étonné ceux du dedans».
    Maître de Mont de Marsan, Henri s’y comporte en homme de paix et n’exerce pas de représailles.
    «Cher et bien aimez, nous n’avons jamais désiré que recepvoir l’obéissance qui nous estait due dans notre ville de Mont de Marsan et conserva tous les habitants tant de l’une que de l’autre religion pour y vivre suivant les edictz de paix ».
    Il reste près de 2 mois du 22 novembre 1583 au 17 janvier 1584. Les 3 châteaux de la vi lie regorgent de monde.
    En décembre, Michel de Montaigne vient à Mont de Marsan.
    En 1585, il court de Nérac à Lectoure, de Mont de Marsan à Hagetmau où il retrouve Corisande.
    Hors des frontières du Béarn, la capitale du Marsan où il a ses fidèles et dont il fait renforcer la garnison est à l’abri de ses murailles un refuge sur.
    De mi-septembre à la fin 1585, il séjourne à plusieurs reprises et longuement, il complète le système défensif en construisant les tenailles (grandes et petites), bastion de terre et de pierres édifié en avant du fossé reliant Douze et Midou et destiné à protéger la porte de Roquefort.
    Il s’installe à Mont de Marsan du 7 au 14 décembre pour un ultime séjour, il quitte Mont de Marsan pour son dernier combat à la conquête de la couronne de France.
    Gascogne et Béarn ne reverront plus « nouste Henric ».

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    Ecrivain et homme de guerre très lié à Henri de Navarre.

    Chroniqueur parfois féroce, il est à Mont de Marsan du 11 novembre 1583 au 17 janvier 1584 et on lui doit quelques écrits sur cette période.

    (voir Henri IV et la Belle Corisande).

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    Ecrivain philosophe, auteur des Essais, maire de Bordeaux en 1581.
    En 1583, Mont de Marsan est au cœur des négociations entre Henri III et Henri de Navarre.
    L’épisode le plus important est à un moment critique, l’intervention de Michel de Montaigne.
    Le maire de Bordeaux dont Navarre apprécie les conseils, est un homme de conciliation qui s’efforce de mettre un peu d’ordre dans la province.
    Montaigne arrive le 13 décembre 1583 à Mont de Marsan par la route des Petites Landes où Clervau (négociateur de Navarre) est venu à sa rencontre à Roquefort. Il rend compte de sa mission par une lettre écrite de Mont de Marsan et datée du 14 « j’arrivais hier au soir en cette ville avec Monsieur Clervau qui survint de Roquefort comme je dinaîs, et fîmes le reste de la route ensemble».
    Montaigne évoque ses premières conversations avec Henri de Navarre : « Nous n’avons que Bazas aux oreilles … je serais ici le moins possible».
    Il est peu probable que le Maire de Bordeaux soit reparti déçu car ses missives postérieures font allusion à l’esprit de conciliation de Navarre.
    Cependant, dès la fin du séjour de Navarre à Mont de Marsan, le ton monte. On négocie en coulisse pour le réconcilier avec sa femme (le reine Margot). Montaigne et sans doute Corisande elle-même joue les intermédiaires. Début février 1584, Henri III ordonne l’évacuation d’Agen et Condom et de ne laisser à Bazas que 50 hommes.
    Navarre gardera Mont de Marsan et voilà de nouveau Marguerite (Margot) raccommodée avec son mari.