Il est du voyage de Catherine de Médicis et réside à Mont de Marsan aux mêmes dates. Il assiste au conseil du roi Charles IX également. Le 20 septembre 1569, il fait la reconquête de Mont de Marsan par les catholiques alors aux mains des Huguenots. Il veut se rendre maître de la ville, solide place forte, un magasin de vivres, « un des plus grands marché du Royaume », écrit-il.
On dit que Blaise de Montluc a connu Sagore et Magore, et Mont de Marsan. Il arrive le 8 août 1569 à Aire/Adour, ville dévastée par les Huguenots. Pour comble, la nouvelle arrive que de nombreux gentilhommes catholiques ont été massacrés à Navarrenx. Montluc décide d’en découdre et d’abattre la forteresse du Marsan.En vain le Maréchal Montmorency essaie-t-il de l’en dissuader. Montluc s’obstine. Il est entouré de tous les siens : son fils, Bellegarde, Madailla, Estang, Montastruc et Savignac.
« Gascons contre gascons se fretteran! ». Cette exclamation est passée en proverbe.
Le 20 septembre, l’armée se porte à Mont de Marsan. L’attaque aura lieu sur la route d’Aire. Les montois sur les remparts jettent à qui mieux mieux des pavés et des pierres sur les échelles que Montluc vient de faire dresser. C’est mal connaître ces grimpeurs. Ils franchissent les murs et roulent sur les montois de l’autre côté.
Les défenseurs fuient dans la Grand Rue : quelques-uns plus courageux dressent une barricade. Cinq troupes de Montluc les rejoignent sur le pont du Midou. Un guichet du Château Vieux s’entrouvre : tous ensemble poursuiveurs et poursuivis s’y engouffrent et c’est une magnifique foire d’empoigne, mais le guichet s’est refermé. Le rempart qui domine la rive droite tient bon. Les canons de Savignac l’entame et font une brèche.
L’armée catholique traverse sans perdre pied la rivière : seuls quelques imbéciles se noient à cause de leur petite taille. Sus à la brèche, mais les défenseurs la colmatent plus ou moins avec des tonneaux. Enfin les catholiques, aidés par eux de l’intérieur, finissent par rentrer. « Et voilà comment la ville fut prise ». les soldats réfugiés dans le Château Vieux veulent se rendre contre la vie sauve. Montluc le promit puis donna l’ordre de les tuer dès qu’ils se rendront. Il livra mont de Marsan à la soldatesque et fit enlever les énormes réserves de blés de Lacataye du Château Vieux et du moulin.
Les montois ne sont pas rancuniers : une rue de la ville porte son nom.